22/12/2011

Morgane - Simón Palacios

Valoriser le handicap

DSC03220.JPGLa fondation Simón Palacios Intriago, située à Pedernales, sur la côte Pacifique Équatorienne, est soutenue par Une Option de Plus. Elle vise à l'amélioration des situations individuelles et des conditions de vie de chaque personne ayant un handicap.

Cette fondation fait partie de la province de Manabí, qui est la deuxième du pays où le taux de personnes handicapées est le plus élevé. Dans cette région, le handicap est très souvent lié à des conditions de vie difficiles et d'extrême pauvreté.

La fondation Simón Palacios est la seule de la ville et des paroisses alentours, à accueillir enfants et adultes en situation de handicap.

Au sein de la fondation, les personnes reçoivent un accompagnement selon leurs besoins: thérapie physique, occupationnelle, psychologique, et sociale. Également, une vingtaine de personnes appelées “promoteurs” réalisent des visites au domicile de ces personnes.

DSC03728.JPGTout au long de l´année, la fondation organise différents événements, tels que des Olympiades Spéciales, une journée du handicap, des sorties, une fête de Noël…

Ces événements participent à la valorisation des capacités des personnes handicapées, améliore leur estime d'eux-mêmes et leur permettent de s´impliquer dans la communauté.

J'ai été bénévole au sein de cette fondation en tant qu´éducatrice spécialisée durant quelques mois.

Durant cette période, j'ai beaucoup appris sur la culture équatorienne.

Je me suis adaptée à la vision locale du travail socio-éducatif, en étant à l´écoute des spécificités culturelles et des capacités de chaque enfant.

DSC03023.JPGJ'ai vu que des mères de familles très pauvres et vivant dans des endroits très reculés, sont prêtes à faire plus de 4 heures de marche ou de cheval pour que leurs enfants handicapés puissent assister aux thérapies au sein de la fondation.

Et c´est bien cela mon plus grand apprentissage durant cette période de bénévolat: la volonté et l´amour de son prochain n´ont pour seules limites que celles que nous nous fixons.

Et pour ces mères de famille, qui sont prêtes à tout pour le mieux-être de leurs enfants handicapés, ces valeurs sont infinies.

Cette note a été rédigée par Morgane De la Iglesia, bénévole au sein de Simón Palacios, en Equateur. Cette association offre à Pedenales (côte) les soins nécessaires aux personnes handicapées de la province de Manabi.

19/12/2011

Engagement des jeunes dans la solidarité internationale et locale

Les jeunes doivent arrêter de vouloir "changer le monde" seuls

Il leur faut s’ouvrir à l’échange, et collaborer avec d’autres jeunes qui partagent la même envie, pour le faire ensemble. Tel a été l’un des discours forts, tenu lors des 5èmes assises franciliennes de la coopération et de la solidarité internationale, dont le thème cette année était l’inclusion des jeunes dans l’action extérieure des collectivités territoriales.

Ce positionnement fait écho aux propos de Martin Hirsch, Président de l'Agence du Service Civique, qui soutient que, pour que le service civique soit utile à 200%, il doit passer également par une union des efforts : “ plus vous resterez unis, plus vous arriverez à vous en sortir et à vous aider les uns les autres…"

 Les jeunes acteurs de la solidarité pourraient ainsi collaborer et militer pour la création de meilleures  politiques publiques, pour une meilleure préparation avant leur départ, une meilleure mise en commun de leurs apprentissages au retour, et une implication conjointe dans la solidarité locale.

Réussir une implication internationale, mais aussi locale

100_2662.JPG Les jeunes, qui se sont engagés dans des missions internationales, veulent-ils toujours s’impliquer à leur retour en France? En théorie, les politiques publiques promeuvent la mobilité des jeunes pour leur engagement social à l’étranger, pour permettre leur implication locale (en France) à leur retour. Mais, la pratique montre que tel n'est pas toujours le cas...

Sur ce thème, RIP, une association de jeunes présente aux assises, a fait le chemin inverse en développant des actions de solidarité locales, pour ensuite envisager des actions de solidarité internationale.

Les collectivités territoriales présentes aux assises ont reconnu l’importance de répondre à l’engagement des jeunes, et ont émis le souhait que la visibilité des mouvements de jeunes face à leur gouvernement et à l’international passe par le dialogue, le travail et l’organisation en commun.

Il appartient en effet aux jeunes de changer les dispositifs et les opportunités que le gouvernement leur offre, avant qu’ils ne soient plus jeunes eux-mêmes.

Nouvelles technologies, collaboration et solidarité

L'engagement local est crucial, car il est désormais en lien direct avec l’engagement international, grâce aux nouvelles technologies notamment.

 Celles-ci représentent un moyen sans précédent pour le soutien et la collaboration entre mouvements qui permettent l’implication des jeunes dans la politique.

 Prenant comme exemple le printemps arabe, et les mouvements de « democraciarealya » en Espagne, les spécialistes présents aux assises ont évoqué l’importance de la solidarité entre les mouvements de jeunes autour du monde et le rôle qu’ont joué les nouvelles technologies dans ces mouvements. Ces technologies sont également un moyen de connaître des initiatives de solidarité locales pour les exporter dans d’autres pays, et générer ainsi une nouvelle forme de coopération internationale. 

Une Option de Plus offre une série d’opportunités de bénévolat au sein des associations de son réseau

Notre blog rassemble des témoignages réalisés par nos bénévoles où ils font part de leur réflexion et partagent les enseignements acquis pendant leurs expériences de bénévolat.

Nous invitons les anciens bénévoles à rester en contact, créant ainsi des liens qui s’étendent au-delà des échanges virtuels, promouvant également le renforcement du réseau d’acteurs de la solidarité internationale et l’implication pour la solidarité locale.

Nous vous invitons également à participer à leur réflexion en postant sur le blog.

Cette note a été rédigée par Barbara BLAY Chargée d'animation et de communication - Service Civique, au sein d' Une Option de Plus  

12/12/2011

Économie sociale et solidaire (ESS) et coopération internationale

La dynamique d’économie sociale et solidaire dans le contexte équatorien : quelle place pour la solidarité internationale ?

Lors de la 6ème Rencontre des acteurs de la coopération et du développement durable : Économie sociale et solidaire (ESS) et coopération décentralisée, a été évoquée la nécessité de considérer dans les actions de promotion économique des indicateurs de “bien être”, ainsi que le rôle d'intermédiaire des ONG.

L’accent a été mis sur la nécessité d’un changement de paradigme de la coopération: “laisser la concurrence pour passer à la coopération”, fondamental pour le développement économique et fondamentale comme principe de l’ESS.

Le grand témoin de la rencontre, Madelein Hersent (directrice de l'Agence pour le développement de l'économie locale Adel-France), a donné alors l’exemple de la Constitution Equatorienne qui inclut la considération du bien-être dans les indicateurs de développement social et économique.

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En effet, la Constitution équatorienne de 2008 donne une place centrale à l’économie populaire et solidaire (EPS), ainsi qu’aux principes de solidarité, participation, et réciprocité. L’article 283 de la Constitution en donne une définition large, renvoyant à une vision qui traverse l’ensemble du système économique et social à construire, axée sur le Buen Vivir (en espagnol) ou le Sumak Kawsay (en quechua). 

Les acteurs de l’ESS dans les pays en développement sont des acteurs créateurs d’un tissu pouvant changer le paysage économique, par leur origine locale, leur effet sur l’emploi. De nombreuses actions d’ESS au Sud ont réussi à abandonner la vision de la concurrence pour se rapprocher de la collaboration et devenir un levier d'émancipation. 

 (Présentation du Ministère Equatorien de Coordination pour le développement social).

Plus concrètement, l’EPS en Équateur représente environ 50% des emplois; pouvant être tantôt informels, tantôt formels ; mais mettant tous en avant la valorisation du travail avec l’Homme au centre de l’activité, et une logique réciprocitaire des actions.

En effet, les activités d’Economie Populaire et Solidaire sont fortement ancrées sur un territoire local et se réalisent souvent dans une communauté précise. Ce sont souvent des micro-initiatives d’individus et de familles cherchant à produire des biens et services pour leur autosubsistance, et répondre à leurs besoins de première nécessité (s’alimenter, se loger, se vêtir, etc.). Beaucoup sont de petits artisans et commerçants qui vendent leurs biens et services dans les rues ou pour le marché. On trouve aussi des milliers de “cajas”, caisses d’épargne et de crédit, et de banques communales, souvent en milieu rural, et à 90% contrôlées par des femmes. 

Malgré le fait que l’Economie Populaire (EP) soit reconnue comme étant à la base de l’ESS, elle reste souvent ignorée ou négligée. Mais même si elle n’est pas automatiquement solidaire, elle est appelée à le devenir (en Equateur, en principe par le biais de politiques publiques de soutien à l’économie populaire). En outre, une partie de l’EPS est déjà solidaire parce qu’elle bénéficie du support d’associations qui permettent de sortir du “travail au noir” individuel et de tendre à produire, financer, consommer et consommer solidairement, pour le Buen Vivir. 

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L'ONG Creando Futuro soutient le développement de micro-entreprises, portées par des femmes au foyer, des jeunes handicapés et des agriculteurs vivant en zone rurale.

L’objectif actuel des politiques favorisant l’EPS est de permettre aux individus et familles d’avoir la possibilité d’entrer dans un système de coopération, d’association et d’obtenir ainsi une option de développement supplémentaire à partir de micro initiatives, les plus locales possibles. Dans le cadre des activités de ses partenaires locaux, Une Option de Plus contribue au discours de l’ESS sur les thématiques d’émancipation et de promotion socio-économique, au travers d’actions locales au bénéfice de l’intégration de populations en situation de vulnérabilité, et d’initiatives locales d’échanges, de formation et de collaboration. 

Cette note a été rédigée par Edith GUIOCHON en Service Civique, au sein dUne Option de Plus

06/12/2011

Une Option de Plus pour la mutualisation des pratiques au Nord, au Sud ...et entre les deux hémisphères !

Soirée anniversaire de Solidaires du Monde 

Jeudi 24 novembre, Une Option de Plus a participé, avec d’autres blogueurs, à la célébration du 3ème anniversaire de la plate-forme qui héberge notre blog : Solidaires du Monde .

Cette soirée fut l’occasion d’échanger sur les pratiques de chacun quant à l’utilisation du blog et plus généralement, sur les différentes méthodes de communication.   Pour les personnes qui travaillent principalement via internet, des échanges physiques ne sont pas toujours courants, et pour l’équipe de Solidaires du monde “une soirée physique nous enrichit et nous conforte dans notre détermination.” 

Lors de la soirée, nous avons réfléchi ensemble  aux impacts des actions de développement

Jérôme Martin (blogueur du site : éducation au développement  ) a animé un débat  sur le thème: "ne rien donner, c'est mieux que de donner n'importe quoi". L’objectif était d’illustrer l’importance de l’échange (à travers le blog) pour appliquer par la suite ces réflexions dans nos actions concrètes de développement.

 Une Option de Plus  a également été invitée à témoigner  sur son expérience de communication et de blogging.   Cela fut pour nous l’occasion de rappeler que le blog constitue  :  

 -  un outil de mutualisation des expériences de bénévoles passés en Equateur ; 

-   un lieu de partage ouvert aux visiteurs de la plate-forme Solidaires du monde qui sont intéressées par l’Équateur.   

Dans un futur très proche, nous recueillerons sur le blog d’Une Option de Plus les divers enseignements que nous tirons de nos rencontres et de nos échanges en France.   

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Nous rappelons que le premier objectif d’UODP reste la diffusion (à travers notre site traduit en quatre langues et notre présence sur les réseaux sociaux) des initiatives, besoins et activités des associations locales de notre réseau. Mais, par la création même de notre réseau, nous entendons aussi faciliter l’échange de connaissances, de pratiques et de témoignages, pas seulement entre les acteurs au Sud, mais aussi entre les acteurs du développement en France et dans d’autres pays du Nord, en vue de réaliser un échange des connaissances Sud - Nord et Nord- Sud plus étroit.   

Parce que faire connaître et diffuser notre initiative à votre entourage est pour nous également une manière de vous impliquer et de nous aider. Vous pouvez pour cela nous rejoindre et nous suivre sur les différents réseaux sociaux en ligne d’Une Option de Plus:

Facebook, Linkedin, Twitter et Google+

Cette note a été rédigée par Barbara BLAY Chargée d'animation et de communication - Service Civique, au sein d' Une Option de Plus